Vous savez, il y a des courses qui laissent une trace particulière.
Pas uniquement parce qu’elles sont difficiles, mais parce qu’elles viennent nous chercher profondément.
Les Championnats de France de Marche Nordique Nature à Neuf-Brisach faisaient partie de celles-là.
En terminant ce chapitre, une question continuait pourtant de tourner dans ma tête :
Est-ce que les cigognes font de la marche nordique ?
Une question presque absurde en apparence…et pourtant.
Pendant près de 18 kilomètres, sur ce parcours exigeant, technique, cassant et usant, j’ai observé du coin de mon œil, ces cigognes présentes autour du circuit alsacien.
Elles semblaient flotter avec fluidité pendant que nous, athlètes, étions engagés dans une bataille physique et mentale permanente.
Et bien vous savez quoi ? Cette image m’a accompagné toute la course !
Oui, c’est ça, en fait c’est bien plus profond, parce qu’aujourd’hui encore, après plus de quinze années de pratique et de compétitions en France comme à travers le monde, je continue à chercher cette fameuse fluidité.
La fluidité, cette capacité à avancer avec engagement en restant en parfaite symbiose avec son soi profond.
Le parcours proposé par les organisateurs fut particulièrement difficile.
18 kilomètres
176 mètres de dénivelé positif
25 bosses
Le soleil alsacien et ses 28 degrés
En bref, on ne parle pas seulement d’un parcours où l’on “utilise simplement de la vitesse” mais d’un vrai championnat de France de marche nordique nature !
Un parcours rythmé par la chaleur, les relances, les descentes, la fatigue musculaire et bien évidemment, la lucidité technique.
Très vite, les jambes brulent. Les mollets piquent. Le cardio monte. Mais il ne faut pas se laisser dépasser mentalement, ni physiquement, il faut continuer à marcher proprement.
A l’arrivée, je termine :
25e au scratch sur 135 participants,
6e de ma catégorie,
1er de mon club,
Avec de la régularité malgré la difficulté du parcours.
Mais surtout avec le sentiment profond d’avoir livré une course courageuse symbolisé par le dépassement de soi !
Au premier tour, j’étais 14ème.
Puis 18ème.
21ème.
Pour finir 25ème.
Certains verront une perte de places. Moi, j’y vois autre chose : une capacité à rester dans le combat malgré l’usure du parcours et la densité du niveau.
Parce qu’il faut être lucide : ma catégorie est probablement l’une des plus relevées de la discipline. Des athlètes expérimentés, solides, performants. Et aujourd’hui encore, je reste au contact.
Au troisième tour, je prends une pénalité.
Un mélange de fatigue et de déconcentration. Ni plus, ni moins.
Et honnêtement, avec le recul, cela fait aussi partie du sport.
La marche nordique est une discipline exigeante techniquement.
Quand la fatigue fait son apparition, on livre un perpétuel combat pour maintenir cette lucidité technique.
Depuis des années, beaucoup d’athlètes demandent davantage d’homogénéité dans le jugement. Pour ma part, je continue de penser que le respect des règles est essentiel pour préserver l’équité sportive et permettre à chacun de performer dans un cadre clair.
Mais aujourd’hui, je regarde aussi cette pénalité sous un autre angle : l’humilité !
Cette pénalité fait partie de ma course, de l’apprentissage permanent.
Ce défi arrivait seulement quelques jours après les Championnats d’Europe Masters de Catane.
Deux objectifs que je m’étais fixé.
Et à dire vrai, cette saison n’a pas été de tout repos !
Ces derniers mois, il a fallu jongler entre :
Mes missions professionnelles
Et oui, c’est l’histoire de beaucoup de sportifs amateurs engagés.
En janvier, mon corps m’avait déjà envoyé plusieurs signaux : le curseur était haut. Très haut.
La réalité, c’est qu’après quinze années d’entrainement, la recherche de fraicheur devient presque une compétence dans cette connaissance de soi et cette reconnexion à soi.
Alors il a fallu adapter. Écouter. Construire autrement.
Ces dernières semaines, l’isométrie s’est intégrée à mes séances.
Deux séances hebdomadaires de 3*45 secondes axées sur les chevilles, mollets, cuisses et gainage.
Un travail qui puise sa source des échanges et formations suivies autour des tissus conjonctifs, des fascias, de la mobilité et de la force.
Avec un objectif en vue : rendre ma force plus efficiente.
Et très sincèrement, pendant mes courses à Catane puis à Neuf-Brisach, j’ai ressenti quelque chose de nouveau :
Ce sont encore des pistes de travail, mais elles ouvrent des perspectives intéressantes pour la suite !
Derrière chaque performance, même modeste, il y a toujours des personnes qui y contribuent.
Je tiens d’abord à remercier Béatrice, ma coach, avec qui nous avançons depuis plusieurs années dans une approche très expérimentale et humaine de l’entrainement.
Nous testons. Nous observons. Nous analysons les réussites comme les échecs. Nous échangeons énormément sur la préparation mentale et physique, le sommeil, la nutrition, la récupération et la technique.
C’est une collaboration qui dépasse largement le simple plan d’entrainement.
Elle se retrouve aussi dans les stages et séjours que nous organisons ensemble, notamment autour de la marche nordique, des sports d’endurance et des activités pleine nature en général.
Je tiens également à remercier :
Pratiquer un sport d’endurance sur le long terme, c’est avant tout se construire ensemble.
Au fond, ce que je retiens le plus de cette journée, ce n’est pas uniquement ma place.
Ce que je retiens, c’est cette sensation très forte d’appartenir à une communauté de passionnés !
Des premiers aux derniers.
Des champions aux anonymes.
Toutes et tous engagés dans le même effort.
Et oui, parce que, pour moi, la beauté de la marche nordique réside dans cette capacité à partager une difficulté collective tout en vivant une aventure profonde de transformation, de développement personnel.
Je le cris haut et fort, je suis heureux pour tous ceux qui ont réussi leur podium.
Heureux pour tous ceux qui ont atteint leur objectif.
Heureux pour ceux qui ont simplement osé se lancer.
Parce qu’une telle épreuve nécessite du courage !
Et aujourd’hui, plus que jamais, je crois que le sport peut être un formidable univers rythmé par la transmission, le partage et l’apprentissage.
Une proximité et un partage que j’ai pu ressentir lors de mon échange avec Leslie Lejeune, 3 fois championne de France.
Ces expériences nourrissent directement les accompagnements et séjours que je propose aujourd’hui.
Que ce soit :
Je partage avant tout ce que j’expérimente moi-même sur le terrain.
Les réussites.
Les doutes.
Les adaptations.
Les erreurs.
Les apprentissages.
C’est ça une expérience ancrée dans le réel !
Parce que pour moi, accompagner n’est pas simplement transmettre une théorie.
C’est avoir vécu les expériences !
Maintenant, place à trois semaines plus orientées “plaisir” et “récupération active”.
Du vélo.
Des moments en famille.
Du mouvement.
De la respiration.
Puis viendra le temps de construire la suite d’un périple riche en surprises.
Avec de nouveaux stages, de nouveaux séjours et de nouvelles aventures humaines autour de la marche nordique et des sports d’endurance.
Merci à toutes celles et ceux qui me suivent, m’encouragent et échangent avec moi.
Merci à VOUS.
Et bravo à tous les athlètes présents sur ces championnats de France.
Des premiers aux derniers : vous êtes des champions du mouvement !
#MarcheNordique #PréparationMentalePhysique #CoachingSportif #DéveloppementPersonnel #Transformation #Mouvement #Outdoor #ActivitéPleinAir